Spiderman — habeant papam






Hommage aux derniers hommes à régner.

C’est bien le moins, en ces jours de grand deuil où l’on pleure
les grands princes…

Un homme a régné.
Que dis-je? Un prince a régné!
Ah! Rainier!
Un nouveau prince est appelé à régner…


Un autre homme a régné:
le pape Jean-Paul.
Puis un cardinal,
un prince de l’Église, doit être appelé à régner.

Et voilà qu’est montée la fumée blanche:
un nouveau pape est appelé à régner
(quel drôle de nom pour un pape).
Mais celui-ci est Benoît.

Interview imaginaire au sortir du conclave (papolâtrie médiatique oblige):

Alors, on en pince, Monseigneur (clin d’œil de l’interviewer), pour le pape nouveau?

Voilà bien, tout de même, un pape qui s’annonce benoît (rire du prélat).

On n’en attendait pas moins du nouveau pape appelé à régner! — mais certains le disent dur, «Panzercardinal» ?

Des papes, des papes, oui mais des Panzer, ni
… divisions… ni schismes!

(L’interviewer murmure intérieurement: «quel empâté! — ni divisions, ni divisions! Combien de divisions, oui! Ils ne se reproduisent donc pas par scissiparité?» — puis n’en pouvant plus, explose): Allez-vous me donner enfin une parole claire? Le pape nouveau est arrivé! Répondez franchement, p… (oh, pardon)! Alors, heureux?

(Et Monseigneur, ébranlé par la façon directe de l’apostrophe:)
Je vous le con… fesse:
cela s’est fait sans ivresse.
On a… fait ce… qu’on… a pu.
Vous savez, en con… clave, on… fait ce… qu’on… si peu — en fait, pas du tout!
… Mais n’en a pas moins été conçu le nouvel homme à régner!
Et on viendra douter des mystères du con… clave!