La paix en Côte d’Ivoire dépend-elle de la force Licorne ?
La Licorne, de l’avis des médias français commentant le renouvellement de son mandat, cela à l’appui de nouvelles alarmistes et de l’opposition pro-française du G7 ivoirien, protège la Côte d’Ivoire d’une explosion de violence.
C’est loin d’être l’avis de tous en Côte d’Ivoire : on y considère volontiers que la Licorne est facteur de division, à l’appui de son discrédit issu des événements de novembre 2004. On ne tue pas impunément des civils désarmés, serait-ce «une vingtaine» comme l’avait concédé Mme Alliot-Marie. Le Figaro (02 avril 2005) confirme ce discrédit à demi-mots, sous le titre «France-Côte d’Ivoire : la déchirure» — article de l’envoyé spécial à Abidjan Patrick de Saint-Exupéry.
Le Courrier d’Abidjan – 4/4/2005 9:51:26 PM – donne une autre interprétation que les médias français du rôle de la Licorne. Ainsi, sous le titre : «Le départ de la force Licorne mettra fin à la crise ivoirienne», l’interview de Jean-Yves Dibopieu, président de l’ONG "Solidarité Africain" par Robert Kra. Extrait :
Le Courrier d’Abidjan : Le départ de la Licorne ne serait-il pas l’occasion d’un début de guerre civile comme le pensent certaines personnes ?
Jean-Yves Dibopieu : «Je m’inscris en faux face à ce genre d’allégations évoquant une guerre civile. Il n’y aura jamais de guerre civile en Côte d’Ivoire. Dans les pays où il y a eu des guerres civiles, il s’agit de conflits ethniques ou religieux. Ce qui n’est pas le cas en Côte d’Ivoire. Je pense plutôt que si la force Licorne se retire du pays, la guerre prendra fin parce que la rébellion n’existe plus. C’est la force Licorne qui consacre la partition de la Côte d’Ivoire, c’est elle qui consacre la rébellion. Ce sont des intimidations auxquelles le peuple doit pouvoir résister. Et cette force doit partir car c’est elle qui traduit la crise en Côte d’Ivoire.»
C’est aussi l’avis de Mme Gohou Madeleine, 70 ans :
«Une septuagénaire marche contre la Licorne – Protestations» titre Fraternité Matin - 31/3/2005 4:36:31 AM :
«Mme Gohou Madeleine, 70 ans, a marché lundi, de 11h à 13h 45, en compagnie des patriotes et du mouvement de résistance contre l’occupation française. “Quand tu as un fils qui veut tout faire pour tes enfants, il veut que tes enfants réussissent, il veut que ton pays réussisse. Et qu’il a des problèmes, il est gêné par des intrus, par le mal, il faut le défendre. C’est pourquoi, je marche aujourd’hui et je marcherai toujours, tant que le pays n’est pas libéré. Je serai toujours dans la rue avec mes enfants et mes petits enfants”, a-t-elle fièrement déclaré, un képi portant l’écriteau “Trop c’est trop, on est fatigué” sur la tête. Vêtue d’un pantalon et d’un T-shirt blancs, un morceau de pagne noué à la taille, elle a parcouru avec les jeunes les rues des quartiers Lobia, Labia, grande mosquée, grand marché jusqu’à la division des droits de l’homme de l’ONUCI, environ 10 km, bravant le soleil, la soif et la fatigue. La manifestation a été co-organisée par le COPAD, les sentinelles de la paix du COJEP et le mouvement de résistance contre l’occupation française en Côte d’Ivoire (MRCOFCI) pour exiger le départ sans condition de la force française Licorne de la Côte d’Ivoire.» AIP
Tandis que la France laïque est occupée à célébrer la mémoire de « Sa Sainteté », et que du coup la médiation Mbeki se poursuit dans le silence (sans doute heureux pour son effet) de nos médias ; dans le minimum d’information sur la Côte d’Ivoire qui filtre chez nous, qui faut-il donc croire des médias français ou ivoiriens sur le rôle de Licorne ?
C’est loin d’être l’avis de tous en Côte d’Ivoire : on y considère volontiers que la Licorne est facteur de division, à l’appui de son discrédit issu des événements de novembre 2004. On ne tue pas impunément des civils désarmés, serait-ce «une vingtaine» comme l’avait concédé Mme Alliot-Marie. Le Figaro (02 avril 2005) confirme ce discrédit à demi-mots, sous le titre «France-Côte d’Ivoire : la déchirure» — article de l’envoyé spécial à Abidjan Patrick de Saint-Exupéry.
Le Courrier d’Abidjan – 4/4/2005 9:51:26 PM – donne une autre interprétation que les médias français du rôle de la Licorne. Ainsi, sous le titre : «Le départ de la force Licorne mettra fin à la crise ivoirienne», l’interview de Jean-Yves Dibopieu, président de l’ONG "Solidarité Africain" par Robert Kra. Extrait :
Le Courrier d’Abidjan : Le départ de la Licorne ne serait-il pas l’occasion d’un début de guerre civile comme le pensent certaines personnes ?
Jean-Yves Dibopieu : «Je m’inscris en faux face à ce genre d’allégations évoquant une guerre civile. Il n’y aura jamais de guerre civile en Côte d’Ivoire. Dans les pays où il y a eu des guerres civiles, il s’agit de conflits ethniques ou religieux. Ce qui n’est pas le cas en Côte d’Ivoire. Je pense plutôt que si la force Licorne se retire du pays, la guerre prendra fin parce que la rébellion n’existe plus. C’est la force Licorne qui consacre la partition de la Côte d’Ivoire, c’est elle qui consacre la rébellion. Ce sont des intimidations auxquelles le peuple doit pouvoir résister. Et cette force doit partir car c’est elle qui traduit la crise en Côte d’Ivoire.»
C’est aussi l’avis de Mme Gohou Madeleine, 70 ans :
«Une septuagénaire marche contre la Licorne – Protestations» titre Fraternité Matin - 31/3/2005 4:36:31 AM :
«Mme Gohou Madeleine, 70 ans, a marché lundi, de 11h à 13h 45, en compagnie des patriotes et du mouvement de résistance contre l’occupation française. “Quand tu as un fils qui veut tout faire pour tes enfants, il veut que tes enfants réussissent, il veut que ton pays réussisse. Et qu’il a des problèmes, il est gêné par des intrus, par le mal, il faut le défendre. C’est pourquoi, je marche aujourd’hui et je marcherai toujours, tant que le pays n’est pas libéré. Je serai toujours dans la rue avec mes enfants et mes petits enfants”, a-t-elle fièrement déclaré, un képi portant l’écriteau “Trop c’est trop, on est fatigué” sur la tête. Vêtue d’un pantalon et d’un T-shirt blancs, un morceau de pagne noué à la taille, elle a parcouru avec les jeunes les rues des quartiers Lobia, Labia, grande mosquée, grand marché jusqu’à la division des droits de l’homme de l’ONUCI, environ 10 km, bravant le soleil, la soif et la fatigue. La manifestation a été co-organisée par le COPAD, les sentinelles de la paix du COJEP et le mouvement de résistance contre l’occupation française en Côte d’Ivoire (MRCOFCI) pour exiger le départ sans condition de la force française Licorne de la Côte d’Ivoire.» AIP
Tandis que la France laïque est occupée à célébrer la mémoire de « Sa Sainteté », et que du coup la médiation Mbeki se poursuit dans le silence (sans doute heureux pour son effet) de nos médias ; dans le minimum d’information sur la Côte d’Ivoire qui filtre chez nous, qui faut-il donc croire des médias français ou ivoiriens sur le rôle de Licorne ?