Chirac : Le blindage
Le Courrier d’Abidjan — Parution N° 815 du 14 septembre 2006 —
http://www.lecourrierdabidjan.info/page_article.php?id=14882 :
«Le blog de Théo : Le blindage»
par Théophile Kouamouo :
«Ce qui va se passer dans les prochains jours et les prochaines semaines en Côte d’Ivoire est intimement lié à ce qui se déroule actuellement en France. Au pouvoir depuis bientôt douze ans, Jacques Chirac prépare son départ. Il sait qu’il traîne derrière lui d’innombrables casseroles. Il se blinde. La première étape était la nomination de son loyal compagnon, Pierre Mazeaud, artisan de Linas-Marcoussis, à la tête du Conseil constitutionnel, le 27 février 2004. C’est toujours important pour lui de savoir que la personne qui interprètera la Loi fondamentale quand on sera parti est un «copain». La deuxième étape a été la nomination, à la fin du mois d’août 2006, de son chef d’état-major particulier, Jean-Louis Georgelin, à la tête de toute l’armée française. C’est une bonne chose d’avoir un copain qui permettra de maintenir l’omerta sur tous les mensonges et les magouilles organisés tant dans la crise irakienne (aux côtés du copain Saddam), que dans le conflit ivoirien (dont le paroxysme a été la grande farce de novembre 2004). La troisième étape est le passage en force pour imposer son ancien conseiller technique chargé de la justice, Laurent Le Mesle, au poste du procureur général de la Cour d’appel de Paris. Il faut bien étouffer les scandales de la mairie de Paris et l’affaire des «faux électeurs» quelques mois avant la perte de l’immunité pénale couvrant le président de la République. Le PS peut bien dénoncer le fait que «le collaborateur le plus proche de Jacques Chirac dans le domaine judiciaire sera saisi demain de la procédure judiciaire qui vise» le chef de l’Etat, le locataire de l’Elysée restera sourd à ses appels. Survie oblige. Et si la cerise sur le gâteau était la destitution, la neutralisation du président africain qui symbolise l’échec de la posture gaulliste de «Jacquouille-la-Fripouille» et pourrait balancer des informations dangereuses au cas où il resterait au pouvoir après l’élection, dans quelques mois, d’un nouveau capitaine du navire France ? Quelque chose va se passer… Heureux qui sait lire les signes du temps !»
http://www.lecourrierdabidjan.info/page_article.php?id=14882 :
«Le blog de Théo : Le blindage»
par Théophile Kouamouo :
«Ce qui va se passer dans les prochains jours et les prochaines semaines en Côte d’Ivoire est intimement lié à ce qui se déroule actuellement en France. Au pouvoir depuis bientôt douze ans, Jacques Chirac prépare son départ. Il sait qu’il traîne derrière lui d’innombrables casseroles. Il se blinde. La première étape était la nomination de son loyal compagnon, Pierre Mazeaud, artisan de Linas-Marcoussis, à la tête du Conseil constitutionnel, le 27 février 2004. C’est toujours important pour lui de savoir que la personne qui interprètera la Loi fondamentale quand on sera parti est un «copain». La deuxième étape a été la nomination, à la fin du mois d’août 2006, de son chef d’état-major particulier, Jean-Louis Georgelin, à la tête de toute l’armée française. C’est une bonne chose d’avoir un copain qui permettra de maintenir l’omerta sur tous les mensonges et les magouilles organisés tant dans la crise irakienne (aux côtés du copain Saddam), que dans le conflit ivoirien (dont le paroxysme a été la grande farce de novembre 2004). La troisième étape est le passage en force pour imposer son ancien conseiller technique chargé de la justice, Laurent Le Mesle, au poste du procureur général de la Cour d’appel de Paris. Il faut bien étouffer les scandales de la mairie de Paris et l’affaire des «faux électeurs» quelques mois avant la perte de l’immunité pénale couvrant le président de la République. Le PS peut bien dénoncer le fait que «le collaborateur le plus proche de Jacques Chirac dans le domaine judiciaire sera saisi demain de la procédure judiciaire qui vise» le chef de l’Etat, le locataire de l’Elysée restera sourd à ses appels. Survie oblige. Et si la cerise sur le gâteau était la destitution, la neutralisation du président africain qui symbolise l’échec de la posture gaulliste de «Jacquouille-la-Fripouille» et pourrait balancer des informations dangereuses au cas où il resterait au pouvoir après l’élection, dans quelques mois, d’un nouveau capitaine du navire France ? Quelque chose va se passer… Heureux qui sait lire les signes du temps !»