mercredi 18 novembre 2009

Kangou-raoult



C'est ce qu'au pays des kangourous, on appelle "retour de bâton"...

Après le coup du boomerang bessonien, nous voilà avec le coup du kangou-raoult...


"La première tribu que rencontra le Capitaine Cook fut celle des Turuwals, en Nouvelles-Galles du Sud, qui criaient "boom - ma - rang !" lorsqu'ils rattrapaient cet étrange objet. Cette expression signifie "Reviens, bâton !"

Selon d'autres auteurs, le mot boomerang est issu du terme aborigène boomari, qui veut dire vent."


Cocasse : il n'y a pas si longtemps, ledit kangou-raoult nous servait ce ragoût-là : le problème des banlieues françaises c'était (en substance) l'image que renvoyait Mme Gbagbo (sic)...

Cocasse dans la bouche d'un Raoult parti en Côte d'Ivoire demander des remboursements pour les événements de 2004 (sic toujours).

Et voilà le retour du "Reviens bâton"... Où le kangou-raoult nous sert du vent - genre "Marie Ndiaye doit cesser de dire ce qu'elle veut... et d'ailleurs Noah et Thuram en disent moins qu'elle" (sic encore) !

Mais que va-t-on dire dans les pays qui sont sur la liste des "amis de la France" (sic de plus) !?

Retour du boomerang : le problème pour les "amis de la France" c'est l'image que renvoie Raoult...

Serait-ce le temps des retours de boomerangs ?



mardi 3 novembre 2009

Qu'est-ce que la francité ?



La francité, ou identité nationale française, un concept en Besson.

Ou : l'ironie de l'histoire, quand on sait que l'homme, d'une fidélité en Besson à ses amis, ses amours... ses emmerdes ? est le premier au PS (à l'époque !) à avoir demandé (en 2003) que son parti lâche ses camarades ivoiriens sous prétexte qu'il était illégitime pour une jeune nation de s'interroger sur son identité nationale, son ivoirité... Débat qui, soit dit en passant, n'était même pas celui du FPI...

Et voilà que depuis, l'homme, dont la fidélité en Besson n'a pas résisté aux sirènes du camp adverse, le camp Sarko-UMPiste, se voit confier par son nouveau parti, ses nouvelles amours,... ses emmerdes actuelles : chargé de promouvoir le débat dans lequel tous sont censés se débattre : une nation séculaire se demandant qui elle est !!!

Euh, au fait... Francité à l'ivoirienne ou ivoirité à la française ???...








mercredi 21 octobre 2009

Une autre façon de mondialisation (3)



Alors que faire ?


Trouver, "chemin faisant",




un argument irrésistible pour la résistance...




lundi 12 octobre 2009

Une autre façon de mondialisation (2)




Ou, en d’autres termes : népotisme et droit de cuissage
Ou encore : de Jean "Bongo" Sarko / La Défense à la ligue de défense de la vertu des "artistes"

Citation de Didier Lestrade, fondateur d’Act Up, qui résume bien les choses :

« Derrière cette affaire [Mitterrand], il y a encore notre rapport au capitalisme, à la consommation, au traitement des autres ethnies. Et le tourisme sexuel […] ne concerne pas uniquement les mineurs. […] Quand on fait du tourisme sexuel, on est forcément plus riche que le tapin du coin, qu’il soit à Sao Paulo, à Puerto Rico, ou en banlieue parisienne. On participe à la colère imposée par un système basé sur une suprématie sociale. […]

Ces défenseurs des artistes appellent à eux le soutien de tous ceux qui se considèrent comme des artistes – et ils sont nombreux. Car l’artiste souffre, c’est connu. Il sublime, c’est connu. Il n’a pas de compte à rendre, c’est connu. Et la Thaïlande est méga célèbre pour ses boxeurs gays consentants de 40 ans. Comme dit Daniel Schneidermann, c’est "s’engluer dans le mensonge".

La crise économique actuelle ne fragilise pas le monopole des riches. Elle le consolide. L’affaire Mitterrand, c’est une victoire des privilèges, de l’aristocratie, du népotisme […] ».





jeudi 8 octobre 2009

Une autre façon de mondialisation




«Lettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand»
par Manu A, Invalide sans profession. 30.09.09 :

« Vos prises de position au sujet de l'affaire Polanski me forcent à venir à vous. En 1989, il y a donc 20 ans de cela, je me suis rendu coupable des mêmes faits que l'on reproche à Monsieur Polanski. Je croyais, moi aussi, que j'avais un rapport sexuel avec une adolescente de 14 ans consentante. Contrairement à votre pauvre cinéaste, j'ai attendu sagement la venue des gendarmes, puis je suis resté en cellule deux ans et demi, jusqu'à mon procès devant la Cour d'assises. Et, toujours en cellule, j'ai compté deux mille deux cent cinquante cinq (2255) jours avant d'être enfin élargi. Soit dit en passant, sans une seule permission de sortir préalable.

Le fait est que la prison, le procès et la psychanalyse aidant, j'ai fini par saisir une subtilité qui jusque là m'avait échappé et qui, je l'avoue, était sinon à l'origine de mon acte, tout du moins un élément déclencheur de ce que j'infligeais à ma victime. Comme j'ai pu constater, suite à l'affaire Polanski, que cette subtilité vous échappe à tous deux, je m'empresse de vous en faire part. J'ai appris à mes dépens, mais aussi et surtout aux dépens de celle à qui j'ai fait tant de mal, qu'une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu'elle donne son consentement, y compris lorsqu'elle est explicitement demandeuse, c'est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol. […] »



Dans le même ordre d’idées :

«Le Pen vs Mitterrand : le dangereux silence des "grands" médias»
par Gérald Andrieu - Marianne | Mercredi 07 Octobre 2009 :

« L’attaque au bazooka de Marine Le Pen contre le ministre de la Culture n’a pas retenu l’attention des «grands» médias. Sans doute qu’ils sont gênés aux entournures...
«Ils» n’ont rien compris ! «Ils» n’ont rien retenu du passé et «ils» remettent ça. «Ils» ? Les médias mainstream, ceux dont on devrait écouter la voix religieusement et accepter les silences comme des Chartreux. Lundi soir, sur le plateau de Mots croisés, Marine Le Pen attaque à l’arme lourde Frédéric Mitterrand. Sur fond d’affaires Hodeau et Polanski, elle dégaine un passage de La Mauvaise vie, un ouvrage paru en 2005 et dans lequel le ministre de la Culture évoque les grandeurs et les malheurs du tourisme sexuel. C’est suffisant pour la «fille de» pour exiger la démission du «neveu de».
Le lendemain, sur les radios et sur les télés, rien (ou si peu) n’est dit sur cette sortie de la dirigeante frontiste. Dans les journaux ? Rien non plus. Les «bouclages» (qui se font d’ailleurs de plus en plus tôt…) avaient sans doute déjà eu lieu. Mais sur le Web, la vidéo se répand comme une traînée de poudre. C’est là que circule l’information. C’est là qu’on en débat. Aujourd’hui, nouvelle chance pour la presse de se rattraper. Loupé : rien, si ce n’est deux minuscules brèves dans Le ParisienAujourd’hui en France et Le Figaro… Et Libé ? Dans le journal (comme sur son site), les lecteurs n'ont droit à rien... […] »





mardi 6 octobre 2009

À Djignab sur Ramadan




Djignab a dit
"Delugio
Heureux de te retrouver sur ce blog que je croyais uniquement musical et que j'aime bien.
Ramadan est un théologien musulman avec lequel il faut dialoguer et non vilipender comme le font Fourest et les néo croisés.
Il y a quelques semaines à Dakar, il a déclaré dans un rassemblement de dignitaires musulmans que l'on devait se garder de juger les homosexuels. Il a fait cette déclaration quelques mois après des actes barbares qui ont visé des homosexuels. Ce geste n'est pas banal je t'assure. Il sévit actuellement au Sénégal une véritable hystérie collective homophobe.
Il a aussi dit au cours de l'émission dont tu parles qu'il était contre la"sentence de mort" en cas d'apostasie. Je connais plein de musulmans "libéraux" sénégalais qui pensent le contraire.
Pour finir cette émission a mis en lumière comment les médias parisiens fonctionnent. Au lieu de lire les travaux de Ramadan les "critiques littéraires" Zemmour et Nolleau se fondent sur ce que de Fourrest en pense. Ainsi de rédaction en rédaction on répète finalement qu'une seule opinion sans s'interroger."


Ravi de te voir ici, Djignab.

Ta mise en perspective est très intéressante. Et éclaire d’un jour très utile ce que j’ai appelé "double biais d’approche" plutôt que "double discours". Ramadan me semble être effectivement comme il le dit un religieux musulman dans la modernité. Avec les ouvertures heureuses que tu signales, ce qui ne l’empêche pas de rester dans la perspective d’un islam politique, ce pourquoi il me semble bien, concernant son approche, falloir écrire "islam(isme)".

La difficulté qui en ressort, et qui échappe évidemment aux Zemmour et Naulleau, mais aussi à Fourest, est que cela implique une reconnaissance tacite du fait que quiconque a un nom ou un prénom à consonance musulmane, ou arabe, est renvoyé en France à des religieux censés le représenter ! Et Ramadan me semble preneur, et en cela fort proche de… Sarkozy, malgré les tensions médiatiques autour du "moratoire". Ils sont proches par un système de vases communiquant. Sarkozy créant le CFCM et reconnaissant ipso facto la légitimité d’un courant islamiste, c’est-à-dire islam politique (fût-il modéré), reprenait le vis-à-vis colonial opposant "musulmans" et "Européens", c’est-à-dire un concept religieux face à un concept géographique. Symptôme criant de cela : Hortefeux allant se dédouaner à la mosquée d’avoir insulté un catholique (mais Arabe) !

Or on ne sortira de la fable du "choc des civilisations" qu’en cessant de définir et de catégoriser les uns ou les autres en fonction de leur origine (supposée) religieuse ou ethnique : en permettant à chacun de ne pas se sentir obligé de fonder son identité à Rome, à la mosquée ou à la couleur de sa peau. Le vis-à-vis Zemmour / Ramadan me semble être un cas exemplaire de ce travers : Zemmour se définissant (et définissant la France) à l’aune de sa nostalgie ("blanche") d’une époque qui était celle des colonies, Ramadan à l’aune d’un islam(isme) fondé sur des textes politiques datant de mille ans, mais humanisé, et donc plus humain que la version choquante que tu évoques, mais dans lequel il se situe pourtant par le seul fait d’en être une version modernisée.

On ne sortira de ce dilemme qu’en admettant que ni les nostalgies d’époques révolues, ni les textes des époques politico-religieuses anciennes (à valeur religieuse profonde) ne peuvent servir de base (fussent-ils "dépoussiérés") à l’établissement de vraies sociétés de droits.





mercredi 30 septembre 2009

Pourquoi Zemmour s'est fait moucher par Ramadan




Débat «chez Ruquier» (émission «On n'est pas couché» – France 2 / 26.09.09) : Ramadan confronté à Zemmour (je laisse tomber son compère Naulleau resté invisible)...
L'émission : 1) 2) 3)





Voilà un Zemmour convaincu que sa perception des idées du temps de la IIIe République adaptées aux institutions de la Ve constituent la seule version possible de la «tradition française».

Zemmour l'a montré à d'autres occasions : il croit aux relations entre femmes d'un côté et hommes «portant la culotte» de l'autre telles qu'elles existaient en ces temps pas si lointains. Il croit aussi, comme à cette époque, qu'il y a une «race blanche» et une «race noire». C'était le temps des colonies quand la France, parmi ses bienfaits, proposait l'assimilation des indigènes. Vision un peu vieillotte tout de même, mais qui précisément de ce fait, séduit tous les nostalgiques du «c'était mieux avant».

Et c'est cette vision-là que Zemmour oppose à Ramadan, qui a beau jeu de citer les sociologues et historiens contemporains de la laïcité, qui, forcément, ne vivent plus entre 1870 et 1940 !, et qui de ce fait même, ne sont pas d'accord avec Zemmour.

Posé ce constat, Ramadan, ayant dès lors pris la main, s'est d'emblée ouvert un boulevard pour lui opposer sa vision du monde... encore plus passéiste au fond que celle de Zemmour ! La vision dont il se fait le médiateur dans le cadre de la modernité se fonde sur des textes (il le dit)... textes qui datent du VIIe siècle, et dont la clef de lecture s'est scellée pour l'essentiel entre le VIIe et le Xe siècle... Mais, contrairement à Zemmour avec ses conceptions des «races» et des sexes, Ramadan entend vivre et adapter sa tradition dans les cadres contemporains de la modernité.

Cette médiation entre la modernité et les textes fondateurs de la loi islamique joue un rôle non négligeable dans ce qu'on lui prête couramment : tenir un double discours : islamisme (fût-il «modéré») ou modernité ? Les deux mon général : adaptation de l'islam(isme) à la modernité, ou de la modernité à l'islam(isme).

Ajoutons à cela (qui n'est pas en soi double discours, mais double biais d'approche) quelques petites... approximations de sa mémoire (au moins par omission) et la réputation est bien établie (vous avez dit «takiya» ?).

Un exemple d' «omissions» relevé par Caroline Fourest : chez Ruquier, il accuse C. Fourest de lui faire dire via une citation tronquée qu'il affirmerait que l'homosexualité «révèle une perturbation, un dysfonctionnement, un déséquilibre». Au grand jamais s'insurge Ramadan : il affirme au contraire qu'il se démarque de telles affirmations.

À la lecture de la citation complète du passage extrait d'un de ses livres, il s'avère que c'est C. Fourest qui a dit vrai :

Tariq Ramadan : «L’homosexualité n’est pas permise en islam [...].
 Le débat sur l’homosexualité est complexe et il met en présence en tous cas deux conceptions de l’homme : pour l’islam, l’homosexualité n’est pas naturelle et elle sort de la voie et des normes de réalisation des êtres humains devant Dieu. Ce comportement révèle une perturbation, un dysfonctionnement, un déséquilibre. Il ne s’agit pas de développer un discours de rejet, de condamnation, de “ces malades” qui nous entourent. Certains musulmans, savants ou moins savants, parlent de la sorte, et je ne m’associe pas à ce discours.
 Aujourd’hui c’est une analyse et une réflexion en amont qu’il faut développer : la limite, je l’ai dit, est claire quand à l’interdiction mais l’accompagnement doit tenir compte de la société, de l’environnement, de l’histoire personnelle des êtres. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais d’accompagner, d’orienter, réformer pour accéder à l’équilibre de la spiritualité, de l’intimité et de la vie du corps.» (Peut-on vivre avec l’islam ?, Tariq Ramadan en entretien avec Jacques Neirynck, Lausanne, Favre, 2004, 1re éd. 1999, p. 152.)

S'étant insurgé contre ce qu'il a pourtant bien écrit, il échappe à la question sur sa position personnelle à ce sujet.

De la même façon qu'il échappe à la question de sa position personnelle sur le voile. On en retiendra une position de principe : il est contre son interdiction, sachant que son imposition n'a pas lieu de se substituer à une conviction...

De même que sur les châtiments corporels ou la peine de mort : ce qu'on saura, c'est qu'on peut trouver des interprétations anciennes (que Ramadan affirme préférer à celles des partisans desdits châtiments) des textes qui sont bien plus modérées que celles qui ont prévalu...

Et Zemmour, rendu muet, verra son interlocuteur se retirer du studio sous une standing ovation d'un public convaincu qu'on a affaire à un grand laïque libéral...

Caroline Fourest conclut de la citation ci-dessus que «Ramadan tient sur l’homosexualité le même discours que le pape : ne pas condamner “les pécheurs, mais le péché”. Il opte pour la même approche que les groupes extrémistes chrétiens américains, qui souhaitent changer les homosexuels en hétérosexuels par la persuasion et la culpabilisation.»

Ce en quoi elle n'a pas tort sur la forme. Mais le fond du problème semble lui échapper : le pape tenant des positions assez proches de celles de Ramadan (mutatis mutandis) fait figure (à juste titre) de conservateur – certains ajouteraient rétrograde, voire proche des intégristes – cela dans un monde catholique, qui lui, est infiniment plus libéral que son pape. On peut dire de même des «extrémistes chrétiens américains» : ils sont réputés extrémistes dans leur camp.

Ramadan, ayant des positions fort proches (mutatis mutandis) de ces courants hyper-conservateurs, généralement réputés extrémistes dans le christianisme, passe dans l'islam pour un modéré, un libéral. Il est effectivement dans la position de celui qui tente d'adapter l'islam(isme) à la modernité, mais sans lâcher le donné des textes (comme il le revendique).

Là est le véritable problème qui a échappé à Zemmour, engoncé dans ses nostalgies : le «modéré» de l'islam a des postions au moins aussi conservatrices que les «intégristes» du christianisme : «son camp», plus extrême que lui dans le conservatisme, fait masse immergée de l'iceberg (qui éventuellement l'ostracise pour son modernisme : il a lui-même signalé que plusieurs pays de la péninsule arabique, plus intégristes que lui, lui ferment leurs portes). Tandis que derrière le pape se trouve une immense majorité de croyants (masse immergée) qui ne supporte pas le conservatisme du discours de son chef, qui est réputé pourtant d'un type équivalent à celui de Ramadan... Si on passe sur les injustices que ce dernier commet à l'égard du christianisme (auquel il a attribué à demi-mot, plutôt qu'à l'islam, la lapidation des femmes adultères !!! Personne ne l'a repris !!!), il reste quand même ce fait : on a affaire à un hyper-conservateur «modéré», hyper-conservateur pourtant infiniment plus en phase avec la modernité que la masse de ceux qui sont proches des mouvances qu'il côtoie, et auprès desquelles il effectue sa proposition de dépoussiérage de leurs conceptions. Ils n'en sont pas moins derrière lui sur l'essentiel : le recours aux mêmes textes, qui requièrent peut-être plus qu'un dépoussiérage !...

Mais qu'est-ce que Zemmour entend à cela avec sa IIIe République dépoussiérée ?

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Cela suite à autre chose qui n'a presque rien à voir... Quand un militant catho UMP ne fait pas Ramadan...

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Et autre chose qui n'a rien à voir «virtually» :