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samedi 28 janvier 2012

Visite officielle - Comment Sarkozy a protégé Ouattara de la colère de «son» peuple



Par Benjamin Silué. Extrait du Nouveau Courrier du 27/01/12 :

Alors que les récits médiatiques complaisants sortis tout droit des officines des «spin doctors» hexagonaux [ont décrit] Alassane Ouattara, en visite d’Etat à Paris, comme un glorieux symbole de la «victoire de la démocratie», des moyens colossaux [ont été] mis en œuvre pour le protéger de la colère des Ivoiriens de France. De «son» peuple. Des dispositions inédites [ont été] prises, et la loi française [a été] quasiment foulée aux pieds, pour éviter à l’homme politique le plus soutenu par l’ancien colonisateur depuis les indépendances, d’avoir le désagrément de croiser sur son chemin des activistes ivoiriens ou panafricains.

[Jeudi 26.01.12], ces derniers ont été particulièrement malmenés à la sortie du métro desservant les Champs-Elysées, à la faveur d’une manifestation pourtant autorisée. «A peine sont-ils arrivés sur leurs lieux que la police s'est jetée sur la voiture et la sono. La police est partie avec la voiture, la sono et tout. C’était vraiment le remake de Yopougon Ficgayo. En plus light. En plus professionnel», témoigne une patriote ivoirienne vivant à Paris. «[Vendredi 27.01], ils ont arrêté tous les Ivoiriens qui passaient sur les Champs-Elysées pour les relâcher vers 16 heures», explique-t-elle. Une autre source indique que des infortunés Maliens, totalement en dehors du mouvement, ont eux aussi été «raflés»… Les mêmes pratiques pourraient se renouveler à la faveur des démonstrations de désapprobation prévues aujourd’hui.


Des rues bouclées, une station de métro fermée, quatre hélicos pour Ouattara

Si la visibilité donnée au drapeau ivoirien sur les Champs Elysées est une pratique ordinaire à l’occasion des visites d’Etat, l’armada de moyens sécuritaires mis à la disposition du nouvel homme de la France en Afrique est inédite, et renseigne sur son impopularité parmi ses compatriotes vivant à Paris. Lisons ce qu’en écrit le site Metrofrance : «[...] la visite officielle à Paris du président ivoirien Alassane Ouattara a vu le déploiement d'importants moyens de sécurité. Pour sa visite dans le centre de la capitale, la France a mis à disposition trois hélicoptères escortés par un hélico de l’armée française. La rue de Rivoli a été partiellement fermée à la circulation et la station Tuileries également fermée pendant plusieurs heures».


Les conseillers communistes de la Ville de Paris ne sont pas chauds pour trinquer avec Ouattara

Si le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (qui faisait partie du dispositif de soutien au régime Ben Ali présent en France) a choisi de recevoir Ouattara ce vendredi de la manière la plus solennelle, les élus communistes de la Ville de Paris [...]


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vendredi 27 janvier 2012

Ouattara au «Monde» - une gageure : trouver un mot de vrai !



"Ouattara au « Monde » : un festival de contre-vérités !"

Par Edouard Amichia. Extrait du Nouveau Courrier du 26/01/12 :

Dans une interview qu’il a accordée au journal français Le Monde, en prélude à la visite d’Etat [...] au pays de son ami Nicolas Sarkozy, le chef de l’Etat Alassane Ouattara a multiplié les contrevérités. Sur les questions essentielles à la vie de la nation comme la sécurité, la réconciliation nationale, la justice, etc., le locataire du palais d’Abidjan a tenté vainement de polir l’image de son régime dictatorial. Il envoie à la communauté internationale, notamment à ses principaux parrains qui ont été récemment amenés à élever la voix pour dénoncer ses velléités tyranniques, des clichés qui sont loin de traduire la réalité dans un pays où tout va mal. La Côte d’Ivoire connaît en effet un net recul démocratique depuis que Ouattara est arrivé aux affaires, avec l’aide de l’armée française, l’insécurité est galopante, avec des supplétifs de guerre qui commettent des exactions sur les populations en toute impunité ; le tout couronné d’une justice des vainqueurs qui classifient les Ivoiriens en pro-Ouattara, donc intouchables d’un côté, et en pro-Gbagbo, vaincus, donc accusés de tous les maux, traqués et injustement emprisonnés. Ces réalités, Ouattara feint de les ignorer, étant lui-même le maître à penser d’une politique qui exacerbe les rancœurs plutôt que favoriser la réconciliation nation nationale. Nous avons choisi de décortiquer des morceaux choisis de ses déclarations qui heurtent l’entendement des populations ivoiriennes.


A propos du dialogue avec l’opposition

«Les Ivoiriens veulent vivre en paix et tourner la page. Je suis absolument déterminé à faire en sorte que la démocratie devienne irréversible dans notre pays. Depuis que je suis installé à la présidence [le 27 mai 2011], j'ai constamment tendu la main aux partisans de Laurent Gbagbo. Ils la refusent et je le regrette. J'ai mis en place la commission Dialogue, vérité et réconciliation. J'ai demandé à son président, comme au ministre de l'Intérieur, de rencontrer les responsables de l'opposition. Moi-même, je leur ai fait savoir que j'étais prêt à les recevoir de nouveau. Je leur avais proposé des postes au gouvernement. Ils n'ont pas accepté. Ils ont boycotté les élections législatives de décembre. Je continuerai ainsi, même si un noyau dur du FPI [Front populaire ivoirien, le parti de l'ancien président Gbagbo] refuse d'aller de l'avant», soutient Alassane Ouattara.

Les déclarations de l’ami personnel de Nicolas Sarkozy au sujet du dialogue avec l’opposition traduisent son refus de discuter avec le Front populaire ivoirien (FPI) qu’il craint visiblement comme une peste. A la place de ceux qu’il qualifie de «noyau dur», donc indésirables, il aurait voulu certainement d’autres hommes, plus malléables, à la tête du parti de Laurent Gbagbo. Alors tant qu’il n’aura pas les hommes qu’il jugera fréquentables, il est clair que le dialogue politique restera au point mort. Inutile de souligner que c’est Washington qui l’a contraint à renouer le contact avec le CNRD, coalition des partis proches du président Laurent Gbagbo, pour des échanges qui auront fait long feu à l’approche des élections législatives du 11 décembre 2011. Ces échanges, c’est bien Ouattara qui les a brutalement interrompus et non le CNRD. Il ne voulait surtout pas que les préoccupations du FPI, notamment sur la composition de la Commission électorale, contrôlée à 95% par la coalition au pouvoir, et le découpage électoral visant à sur-représenter le Nord, soient évoqués en toute transparence. A dire vrai, Ouattara ne veut pas d’opposition mais d’accompagnateurs prêts à se renier pour avoir le droit d’exister. Et à bénéficier des miettes de la «mangeoire».


La barbarie des partisans du régime au meeting du FPI

«Nous avions autorisé cette manifestation après beaucoup d'hésitation. Etait-ce le moment ? Je ne voulais pas donner le sentiment qu'il n'y a pas d'état de droit. Ce sont les populations qui sont sorties dans la rue, même s'il devait y avoir aussi des militants du RDR [le parti de M. Ouattara]. Tous ces gens voient [dans les dirigeants du FPI] des concitoyens qui ont tué leurs parents. Il y a eu pendant cette période plus de 3 000 morts, jamais de regret exprimé, et jamais de repentance. J'ai demandé une enquête et les responsables seront sanctionnés», dixit Ouattara. Aucune compassion de sa part à l’endroit des victimes qui, à lire entre les lignes, auront mérité le sort qui leur a été réservé. Ne sont-ils pas des partisans de son ennemi juré, le président Gbagbo qu’il a déporté à la Haye et dont il s’est juré de ruiner et la famille et le les proches et de faire disparaitre totalement les traces ! A commencer par son héritage politique, le FPI. Quand le chef de l’Etat désigne les responsables du FPI comme étant des criminels qui ont leur place en prison, on comprend aisément que l’acte de barbarie enregistrée samedi était une action savamment planifiée au somment de l’Etat. S’il a autorisé le meeting «après beaucoup d’hésitation», Ouattara ne voulait pas du tout qu’il aille à son terme sans accrocs. Tout a donc été mis en œuvre pour que des populations «qui voient dans les dirigeants du FPI des assassins» décident de braver le dispositif sécuritaire pour se rendre justice. Vous avez dit vendetta au sommet de l’Etat ! Par ailleurs, si Ouattara connait déjà les auteurs des violences postélectorales, s’excluant lui-même du box des accusés, quel devra donc être le rôle de la justice ? Et à quoi sert la CDVR de Konan Banny manifestement dépassé par le cours que prennent les événements ? Tous, à l’unisson, sont préparés, à la vérité, pour accabler les pro-Gbagbo et il ne faudra pas s’étonner demain que la justice se jette aux trousses du ministre Amani Michel, de Miaka Ouréto, Laurent Akoun et autres. Plus grave : Ouattara criminalise dans son propos tous les partisans de Laurent Gbagbo. Puisque ce ne sont pas les dignitaires du FPI qui ont été lapidés, traqués dans les quartiers, blessés par balle. Le militant de base tué par les miliciens du régime n’était pas un dignitaire.


La justice des vainqueurs

«(…) Il y a d'ores et déjà eu une série d'inculpations pour les responsables d'exactions commises pendant la crise post-électorale. Enfin, je viens de mettre en place une commission nationale d'enquête qui a commencé ses travaux. Il ne peut y avoir de discrimination entre les criminels. Ceux qui ont tué, de quelque bord qu'ils soient, seront jugés et feront l'objet de sanctions. Ce n'est pas une question d'opposition ou de parti au pouvoir. (…) Des procès seront engagés. Il n'y aura aucune discrimination, aucun favoritisme, pas d'acharnement non plus à l'égard de qui que ce soit. Le drame de ce pays a été l'impunité. Je veux y mettre fin. C'est par une justice équitable que nous y parviendrons. Nous mettons en place notre justice de manière beaucoup plus rapide que je ne l'avais imaginé. Bientôt, la justice ivoirienne sera en mesure de prendre tous ces dossiers en main. La Cour pénale internationale continue tant que la justice ivoirienne n'a pas les moyens de juger. Nous préférons bien sûr juger les uns et les autres ici, en Côte d'Ivoire. Il ne faut pas que les proches des victimes attendent trop longtemps, il y a un besoin de réparations».

Ceci est un refrain que Ouattara sert aux Occidentaux pour se présenter sous un jour agréable, comme un démocrate. Alors que le monde entier se rend à l’évidence qu’il est un dictateur. Et pis, qu’il n’a pas la réalité du pouvoir, condamné qu’il est à compter sur les forces de son Premier ministre et allié dans la crise postélectorale, Guillaume Soro. Mais aussi sur les forces françaises dont il réclame toujours plus d’effectifs, en tentant d’instrumentaliser le terrorisme islamique – il rêve sans doute qu’AQMI attaque la Côte d’Ivoire pour justifier la présence d’armées étrangères…. Tout est faux. La réalité est tout autre. A ce jour, aucun de ses partisans n’est visé par la moindre enquête. Dans le cas contraire, les Ivoiriens attendent de l’appareil judiciaire qu’elle rende publique la liste des concernés. La justice est loin d’être équitable pour tous et ce ne sont pas ses déclarations sans élément probant qui peuvent remettre en cause les investigations de nombre d’organisations internationales des droits de l’homme, y compris des démembrements de l’Onu, qui ont dénoncé à maintes reprises les graves dérives de la justice ivoirienne sous Ouattara. Quand il encense Guillaume Soro, qui lui permet de goûter au plaisir du tapis rouge, il faut comprendre que sa profession de foi quant à l’avènement d’une justice équitable pour tous en Côte est vide de sens. Aussi refuse-t-il lui-même de se compter parmi les auteurs possibles des violences postélectorales, alors qu’il était le patron des FRCI ou Forces nouvelles, bonnet blanc, blanc bonnet, qui ont commis des atrocités à l’Ouest et à Abidjan, notamment.


Les Frci et l’insécurité : juste quelques "débordements"

«Nous avons déjà suspendu près de cinq cents militaires et il ne s'agit pas que d'anciens membres de l'armée de Laurent Gbagbo. Ce n'est pas une justice des vainqueurs. Nous sommes sans pitié vis-à-vis de toutes les violations des droits de l'homme, de tous les vols, et l'intégration [avec les ex-forces armées] a eu lieu. Il y a eu des nominations à tous les niveaux. Au départ, entre les deux groupes armés, il y avait bien sûr des problèmes. Le matin, au moment de l'exercice physique, ils s'insultaient, il y avait des bagarres. On a aussi connu des débordements avec les jeunes qu'on appelle les associés, ceux qui se sont joints à la bataille d'Abidjan. Cela représente 25 000 à 30 000 personnes. Nous en démobilisons un certain nombre. D'autres demandent à être recrutés dans l'armée. Nous mettons en place une réforme de l'armée ».

Sans commentaires. Il faut bien vivre dans un autre pays pour ne pas savoir que ce que les Ivoiriens ont vécu et continuent de vivre ne peut être qualifié de «débordements». Car depuis la crise postélectorale, la vie des Ivoiriens est devenue un vrai cauchemar. FRCI par ci, FRCI par là ! Et partout, ce sont les expropriations, les tueries arbitraires, les règlements de compte, les braquages, etc. Avec eux, tout est permis et les Occidentaux qui déconseillent à leurs ressortissants de se rendre en Côte d’Ivoire, à l’image du Canada, en savent quelque chose. Pis, quand on a injecté officiellement plus de 16000 hommes dans l’armée régulière, définitivement noyautée, on se demande pourquoi ouvrir un nouveau chantier de recrutement dans l’armée. A cette allure, il faut craindre que l’armée ivoirienne atteigne un effectif de 50000 hommes. Par ailleurs, quand Ouattara parle de l’armée de Gbagbo, cela suppose que l’armée en place aujourd’hui n’a rien de républicain. Pour le paraphraser, on pourrait dire qu’elle est l’armée de Ouattara incluant celle de Soro, le chef de la rébellion qui a défiguré la Côte d’Ivoire une dizaine d’années durant avant de parvenir à ses fins : faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir.


Génocide évité grâce à la Licorne : Ouattara sait de quoi il parle

«Les relations entre nos deux pays sont excellentes. Il n'y a aucun nuage. Je viens ainsi d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu en Côte d'Ivoire un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est six millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées. L'intervention française a été opportune et décisive. Elle a sauvé de nombreuses vies humaines».

Jusqu’où ira la politique fiction ? Sur quels calculs économétriques se base Ouattara pour prédire le nombre de morts en l’absence des forces françaises ? Se rend-il compte qu’en prétendant que la France a sauvé ses Nègres d’un génocide, il alimente les clichés sur la barbarie des Africains et l’indispensable mission civilisatrice des Occidentaux ? Faut-il rappeler que le génocide au Rwanda a bel et bien eu lieu en présence de l’armée française ? Par ailleurs, l’on se demande contre quel groupe d’Ivoiriens ce génocide évité aurait-il été organisé ? Les tueries massives dont le caractère tribal est démontré, et les méthodes d’épuration ethnique n’ont eu lieu, en réalité, que dans l’Ouest du pays et dans Abobo contrôlé par le commando invisible pro-Ouattara. Ouattara sait au final [...]


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jeudi 26 janvier 2012

Delanoe et Bel vont trinquer avec le responsable des massacres de Duékoué : Ouattara à l'Hôtel de ville et au Sénat ! - par Michel Galy



Extrait du Gri-gri international :

Que Sarkozy reçoive Ouattara (et ses collaborateurs français et africains), c’est dans l’ordre des choses : liés de longue date, le premier a provoqué un coup d’État franco-Onusien en avril dernier, pour mettre le second au pouvoir, devenu le relais françafricain par excellence ; le retour à l’ordre colonial, malgré la présence de l’armée française et de nombreux coopétrants civils et militaires, se fait dans le sang !

Les responsables socialistes savent-ils réellement qui est Ouattara ? On peut en douter - et on peut espérer que s’ils étaient réellement informés, la réception serait immédiatement annulée !

Quel responsable de gauche, juste avant les élections, peut se permettre de recevoir un responsable de crimes de guerre, passible des tribunaux français, internationaux et de la CPI ?

À défaut d’éthique, que nos amis socialistes pensent aux centaines de milliers de voix perdues, à s’aligner aveuglement sur les interventions militaires sarkozystes…

L’alliance Ouattara–Soro (son « chef de guerre ») se poursuit depuis 2002, date d’un coup d’Etat manqué, favorisé par la droite française ; on estime à plusieurs milliers les victimes civiles de la violence de la rébellion ouattariste au Nord de la Côte d’ivoire entre 2002 et 2010.

Le chiffre souvent cité par M. Ouattara - 3000 victimes de la crise électorale entre décembre 2010 et avril 2011 - omet un élément important : les 2/3 au moins de ces victimes sont le fait des partisans de M. Ouattara !

D’après la Croix Rouge et Amnesty (international), le crime de guerre ou de génocide de Duekoué - 800 civils hommes, femmes et enfants de cette ville de l’Ouest ivoirien assassinés en 24h -, est le fait des FRCI du bon docteur Ouattara.

Mais qui sait à Paris, qu’après l’arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo le 11 Avril 2011, que pendant les trois mois consécutifs, c’est entre 3000 et 5000 victimes civiles que déplore le peuple ivoirien : tous ont été causés par l’armées de Ouattara, sous sa responsabilité politique !

Les peuples bété, attié, et guérés ont été décimés par cette politique ethnogénocidaire- alors que 300 000 habitants de l'Ouest ont du s’enfuir au Liberia sous peine de mort. Et aujourd’hui, la violence politique continue, chaque jour, en Côte d’Ivoire… Que nos brillants élus socialistes, à l’heure des inculpations et de la recherche des complicités ne viennent pas dire : Nous ne savions pas… Toutes ces données sont publiques, même si les medias de droite ou la propagande ouattariste (y a t-il vraiment une différence ?) les refusent avec obstination.

Pendant cette « visite d’Etat », vous vous attablez avec des négationnistes sanglants, [...]

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mercredi 25 janvier 2012

Evénements de Yopougon : décryptage du communiqué scandaleux de la Police nationale



Par Philippe Brou. Extrait du Nouveau Courrier du 24/01/12 :

Disculper le régime Ouattara et masquer son inquiétante dérive dictatoriale, tout en justifiant l’attitude inqualifiable des miliciens du RDR. Tel était le double souci des responsables de la Police nationale ivoirienne alors qu’ils rédigeaient le communiqué qu’ils ont rendu public hier soir, dans le but de condamner – sans condamner – les brutalités qui ont émaillé le meeting du FPI samedi. Pris de peur face au courroux de l’ONUCI et des Etats-Unis, le premier flic du pays, Hamed Bakayako, veut absolument tenir le rôle du ministre rempli de bonne volonté et plein de prévenance pour ses opposants. «Le 27 décembre 2011, le Front populaire ivoirien (Fpi), a informé le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la tenue d’un meeting, le samedi 21 janvier 2012, à l’espace Ficgayo de Yopougon. A ce sujet, le ministre d’Etat a reçu à son cabinet, le jeudi 19 janvier 2012, M. N’Guessan Amani Michel, secrétaire général adjoint, chargé de la sécurité au Fpi, qui conduisait une délégation de son parti, le maire de la commune de Yopougon et un opérateur privé auquel le maire avait cédé l’espace Ficgayo pour des manifestations en rapport avec le démarrage de la Coupe d’Afrique des nations. A la demande du ministre d’Etat, l’opérateur privé a accepté de se retirer en faveur du Front populaire ivoirien. Par ailleurs, des dispositions sécuritaires ont été prises pour encadrer et sécuriser la manifestation. 550 policiers et 450 gendarmes ont été déployés pour la circonstance. Toutes ces mesures traduisent la volonté du gouvernement de permettre aux partis et groupements politiques d’exercer librement leurs activités», écrit ainsi le communiqué.

Qui, très rapidement, tente de rendre le FPI responsable des violences. «Cependant, la manifestation n’a pu aller à son terme en raison de l’hostilité de groupes de jeunes irrités par les propos véhéments tenus par les responsables du Front populaire ivoirien. C’est le lieu de rappeler que notre pays traverse une phase sensible du processus de réconciliation qui commande que les uns et les autres adoptent des comportements et tiennent des discours allant dans le sens de l’apaisement». La «colère» des miliciens du RDR était donc légitime, doit-on comprendre. La réalité est pourtant qu’aucun responsable du Front populaire ivoirien n’a vraiment délivré de discours samedi, et que les courtes allocutions prononcées avant le début du meeting en tant que tel étaient dénuées d’animosité. De plus, dans quel pays démocratique au monde l’opposition est-elle sommée de ne pas tenir des propos «véhéments» ? Faut-il comprendre qu’en Côte d’Ivoire, les adversaires du régime en place doivent lui servir de faire-valoir ou être impitoyablement matés ? L’actuel ministre de l’Intérieur, patron de la police, ne tenait-il pas des propos «véhéments» durant les meetings de son parti, alors que le président Gbagbo – dont il était ministre – était président ?

Le communiqué de la Police nationale se termine de la plus piteuse des manières. «Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur déplore et condamne ces incidents. La Côte d’Ivoire est un Etat de droit. Nul n’a le droit de se faire justice. En tout état de cause, une enquête est ouverte pour situer toutes les responsabilités». En quoi les vandales téléguidés qui ont causé la mort d’au moins une personne, et blessé gravement des dizaines de personnes, se sont-ils rendu justice ? En quoi le meeting qu’ils ont attaqué leur a porté préjudice pour qu’ils se rendent justice ? Le double discours du pouvoir, et son encouragement voilé aux vandales, saute aux yeux. Et l’on imagine que le régime Ouattara ne saurait punir sérieusement des hordes sanguinaires qui [...]


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lundi 23 janvier 2012

Les liaisons dangereuses entre Alassane Ouattara et Anthony Ward


Ward alias "Chocolate Fingers", i.e. le trader de Ouattara, qui prévoit "au millimètre près" les guerres en Côte d'Ivoire...

Vidéo :


Kouamouo fait parler Guy-André Kieffer & Ward -... par legrigriinternational


dimanche 22 janvier 2012

Ça se passe comme ça chez le sous-préfet de McSarko


Attaque des militants du FPI par les pro-Ouattara : deux morts et des blessés par balle confirmés

Même l'Onuci condamne, c'est dire !

Nouveau bilan (provisoire) un jour après : cinq morts.


Extrait du Nouveau Courrier du 21/01/12 :

Des sources au sein de la direction du Front populaire ivoirien (FPI) ont confirmé à un journaliste du Nouveau Courrier que deux militants de leur parti ont été tués suite à l'attaque de leur meeting de rentrée politique, qui se tenait ce samedi à la place Ficgayo de Yopougon. Le rassemblement politique avait à peine commencé quand la place a été prise d'assaut par les agresseurs.

Une source policière a confirmé au Nouveau Courrier que des blessés par balles ont été comptés dans les rangs des militants du FPI et des sympathisants pro-Gbagbo. Dans l'après-midi, des partisans d'Alassane Ouattara munis d'armes blanches semaient la terreur dans certains quartiers de la commune de Yopougon, notamment à Sicogi, à la recherche d'adversaires politiques supposés. Un habitant de Yopougon a affirmé au Nouveau Courrier que les partisans de Ouattara ont mis [...]

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Et, toujours dans la rubrique "ça se passe comme ça"...